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  • Photo du rédacteurThierry Bardy

Contre vents et marées, la deeptech française accélère


Adrien Lelièvre


Bpifrance a injecté 1,1 milliard d'euros en direct dans les start-up deeptech depuis 2019.

Le monde du capital-risque tourne au ralenti depuis un an. Mais un petit village d'irréductibles continue à investir de façon massive, notamment dans la deeptech : Bpifrance. « C'est en étant contracyclique qu'on peut faire la différence », commente Paul-François Fournier, le directeur exécutif de Bpifrance pour l'innovation.

En 2022, le bras armé financier de l'Etat a injecté 318 millions d'euros en fonds propres dans des start-up deeptech, dévoile une étude. C'est un peu moins que lors de l'année précédente (375 millions d'euros), mais cela contribue largement au dynamisme d'un écosystème qui compte 1.800 jeunes pousses et emploie 50.000 personnes. « Les deux tiers des entreprises sont en dehors de l'Ile-de-France », rappelle Paul-François Fournier.

Au total, Bpifrance a investi 1,1 milliard d'euros en direct dans les start-up deeptech depuis 2019, année de l'annonce du Plan deeptech. A cela s'ajoutent deux milliards d'euros dépensés sous forme d'aides à l'innovation, prêts, appels à projets et concours.

Financer les fonds

En parallèle, Bpifrance a aussi injecté 1,2 milliard d'euros en fonds de fonds depuis 2019, dont 352 millions d'euros en 2022. L'objectif : accompagner des sociétés de gestions comme Jolt, Elaia, Sofinnova, Jeito ou Omnes Capital, qui veulent aussi parier sur des start-up de technologies de rupture mais se heurtent souvent à la frilosité des « LPs » (leurs investisseurs).

Ces efforts sur tous les fronts doivent aider les chercheurs à plonger dans le bain de l'entrepreneuriat et contribuer à l'effort de réindustrialisation. Selon les estimations de Bpifrance, 320 deeptechs ont vu le jour en France en 2022. Un chiffre en hausse de 27 % sur un an. A ce rythme, l'objectif de 500 deeptechs créées par an à horizon 2030 sera atteint avec un peu d'avance.

La santé en pointe

La santé (biotech, medtech, e-santé) reste le principal réservoir à projets (45 %). Toutefois, les start-up oeuvrant pour la souveraineté industrielle et numérique (30 %) ou pour la transition énergétique (25 %) montent en puissance. « Nos actions commencent à porter leurs fruits », se réjouit Paul-François Fournier. « Dans le portefeuille des quelque 350 start-up dans lesquelles nous sommes au capital, environ 50 % font de la deeptech », poursuit-il. Parmi elles, Pasqal (ordinateur quantique), Cailabs (conception et fabrication de produits photoniques pour le spatial, la défense et les ​télécommunications) ou encore TreeFrog Therapeutics (culture cellulaire biomimétique).

Une fois sur les rails, les jeunes pousses accompagnées par Bpifrance peuvent candidater à de multiples projets dans le cadre du plan France 2030, doté de 54 milliards d'euros. De quoi créer un continuum d'aide à toutes les étapes de la vie d'une start-up, du laboratoire de recherche à l'usine qui tourne à plein régime.

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