• Thierry Bardy

Jusqu’à quel point les entreprises vont-elles pouvoir augmenter la part des dépenses de cyberdéfense

Philippe Clément

Senior Advisor for Strategic Innovation

1. 2 entreprises sur 3 ont subi au moins une tentative de fraude cette année

L’insécurité numérique viendra-t-elle à bout de l’Internet ? Les fraudeurs arrivent à flouer les entreprises en moyenne une fois sur quatre, et 20% des entreprises interrogées ont subi 5 tentatives. Encore plus inquiétant, les fraudeurs ne perdent pas de terrain face aux mesures de défense prises par les entreprises, et leur professionnalisation ne cesse de se renforcer. Le risque de fraude et de cybercriminalité pèse lourdement sur la trésorerie des entreprises, alors à quelle hauteur se situe le plafond des dépenses en cyberdéfense des entreprises ? 33 % des entreprises victimes déclarent un préjudice supérieur à 10 K € (+3 points par rapport à la précédente édition du Baromètre). Plus inquiétant encore, 14 % des entreprises interrogées déclarent un préjudice supérieur à 100 K € (+4 points).

2. Mars enrobe sa supply chain d'un jumeau numérique

Les jumeaux numériques permettent de comprendre et représenter le fonctionnement d’un système complexe en s’adaptant à la profondeur d’analyse de l’interlocuteur. Mars espère ainsi piloter sa supply chain grâce à des simulations de scénarios d’extension de capacité de production, pour se démarquer de la concurrence. Et c’est encore Microsoft qui est à la manœuvre, avec la partie IoT de son service Azure jumeaux numériques. Les jumeaux numériques sont bel et bien sortis des phases expérimentales.

3. Microsoft s’appuie sur Cosmo Tech pour enrichir ses jumeaux numériques

Les jumeaux numériques tracent leur chemin et prennent de la consistance. Bien au-delà de la simple représentation numérique d’un système réel plus ou moins complexe, ils s’agrémentent désormais d’une couche de prédictibilité permettant ainsi les plus aventureuses des simulations afin d’en percevoir les comportements futurs. L’association de Microsoft et Cosmo Tech (entreprise Lyonnaise) est à ce niveau très représentative du niveau d’industrialisation atteignable en la matière.

4. Pourquoi les opérateurs télécoms se réintéressent au satellite

Longtemps les opérateurs ont considéré les communications par satellite comme des roues de secours de leurs réseaux filaires ou optiques. Pourtant des nouveaux cas d’usage comme la couverture des zones blanches, le suivi d’objets se déplaçant sur la planète, les avions, les bateaux ont introduit dans la place nombre de sociétés « OTT » (Over the Top) couvrant désormais le ciel par des milliers de (mini ou nano) satellites économiques en orbite plus ou moins basse, Starlink en est un excellent exemple. Couverture mondiale sans coutures et latence faible pourraient bien dans un avenir plus ou moins proche concurrencer ces opérateurs terrestres si les coûts d’exploitation des satellites venaient à descendre, ce qui est tout à fait envisageable. La connectivité par satellite est un marché qui devrait progresser de 13 % par an pour dépasser 50 milliards de dollars d'ici à 2030.

5. Réseaux, Orange et l’UCA expérimentent les communications quantiques

Les progrès en matière de technologie quantique commencent à se faire sentir, que ce soit en matière de calcul aussi bien qu’en matière de transmissions. C’est dans ce dernier domaine que se situe l’expérimentation d’Orange et l’UCA (Université Côte d’Azur) qui, sur une distance de 50km, transfère des données chiffrées grâce à une intrication de photons. Le taux d’erreurs constaté est inférieur à 2% (ce qui signifie que 2% des photons disparaissent) pour un débit de 5kbits/s. Cette avancée permet de reprendre du terrain sur les risques croissants de piratage des transmissions.

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