• Thierry Bardy

Les incidents de sécurité dans le secteur de la santé ont doublé en un an

Cette semaine, j’attire votre attention sur l’ information n° 2. Les attaques informatiques sur les acteurs de la santé explosent, grâce notamment au vol de données de connexion (login/password) des professionnels de la santé et des patients. Les solutions existent, elles reposent sur la décentralisation des preuves d’identité.

Philippe Clément

Senior Advisor for Strategic Innovation

  1. Après le DMA, l'UE valide le Digital Services Act

Ce qui est illégal « hors-ligne » devient illégal « en ligne ». C’est en substance le principal message que porte haut et fort ce DSA (Digital Services Act) pour réguler les acteurs du numérique. Obligations et sanctions sont précisées, ces dernières pouvant aller jusqu’à 6% du chiffre d’affaires annuel. Les pratiques interdites : le ciblage personnel en fonction de la religion, du sexe ou préférences sexuelles, les dark patterns qui trompent les utilisateurs pour les faire cliquer involontairement sur du contenu. Les grandes plateformes devront en outre publier les mesures prises contre la désinformation, retirer immédiatement des contenus de cyberharcèlement. Tous les services numériques sont concernés : moteurs de recherche, sites web, réseaux sociaux…

  1. Les incidents de sécurité dans le secteur de la santé ont doublé en un an

Parmi ceux-ci, 52% sont d’origine malveillante. De nombreux hôpitaux sont aujourd’hui victimes de ces attaques. La cause du problème : le vol d’identifiants de professionnels de santé et de patients. Les hackers récupèrent ces informations 1- par l’intermédiaire du phishing, 2- ou exploitent des failles de sécurité sur des équipements non mis à jour, 3- ou encore en bombardant les comptes par des tentatives massives de mots de passe aléatoires. Soyons clairs, les modalités 1 et 3 ont leur solution qui consiste à décentraliser les comptes des patients ou professionnels dans un système de preuves décentralisées où l’individu détient son « certificat d’existence ». Dans ces conditions, la notion même de compte hébergé par un tiers disparaît, effaçant d’un coup les problèmes de vol de compte. Des projets voient le jour ici et là, mais sont encore largement soumis à l’inertie administrative et financière des institutions concernées.

  1. Quatre choses à savoir sur cette start-up française qui industrialise la capture du CO2

Cette startup innove en s’appuyant sur une technique ancestrale d’amendement du sol par du charbon et fabrique du « biochar », issu de la pyrolyse de déchets agricoles. Ce produit permet en effet de séquestrer du carbone et de le réintroduire dans les sols, en permettant au passage une amélioration de sa qualité, de sa stabilité et de sa fertilité. Aucun chiffre n’est à ce jour communiqué sur le bilan énergétique de cette opération, la pyrolyse étant une phase assez gourmande en énergie thermique.

  1. Taïwan localisera la moitié de la capacité de production mondiale de fonderie en 2022

C’est une évidence aujourd’hui, et il n’aura fallu que 2 années au cours desquelles se sont succédé une pandémie et une guerre européenne pour la consolider. L’innovation et la prospective s’imposent désormais également dans la géopolitique. Le cas des semi-conducteurs est manifeste : Taïwan, sous menace chinoise, produit en 2022 près de la moitié des supports de fabrication des puces informatiques. Et l’on a pu constater au cours de cette pandémie combien un dérèglement si infime soit-il dans la logistique de transport pouvait mettre à mal toute une économie, les constructeurs automobiles s’en souviennent. Et ce n’est pas la décision récente par les fonderies taïwanaises de construire des usines dans d’autres pays qui changera drastiquement cette part de marché pour les prochaines années à venir.

  1. Vie éternelle, le metaverse ou la promesse d’une vie sans fin

Après votre mort, vos proches et vos amis pourront continuer à échanger avec vous. Rien d’ésotérique dans cette solution puisqu’il s’agit « simplement » de créer un avatar assez fidèle de votre propre personne. C’est la promesse de la startup Somnium qui vous propose d’enregistrer vos faits et gestes et votre voix pendant un certain temps. Munie de cette quantité abondante de données comportementales, cette société aidée par des outils d’intelligence artificielle peut créer un avatar plutôt fidèle de votre personne, celui-ci pouvant continuer à évoluer dans un métavers bien longtemps après votre mort. L’usage de l’Intelligence Artificielle était déjà fortement pressenti pour animer de façon plus que vraisemblable des avatars artificiels dans les métavers, la différence vient ici du fait que le comportement de votre avatar sera nourri avec vos habitudes, gestuelles et intonations que vous aurez manifestées pendant la phase d’apprentissage dont la durée n’est pas précisée. Les combinaisons haptiques sont mêmes envisagées pour garder les sensations du toucher.

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