EXPÉDITION 2021

DU « NEW NORMAL » AU « NEXT NORMAL »
CERTITUDES ET INCERTITUDES DANS UN MONDE TOUJOURS PLUS NUMÉRIQUE

Nos ateliers

ATELIERS

Feuille de route
L’anticipation n’est guère répandue, car lorsque tout va bien, on peut s’en passer, et lorsque tout va mal, il est déjà trop tard pour agir ou décider.

INTRODUCTION

De toute évidence, le « new normal » est et sera numérique. Le mouvement « digital », qui, dans le monde professionnel, touchait principalement les grandes organisations, pénètre désormais jusqu’au plus petit commerce. Pandémie oblige, bien entendu… mais la durée des restrictions imposées a changé durablement les habitudes et les investissements consentis (outils, montée en compétence, nouvelles pratiques) ne seront pas jetés aux oubliettes. La pandémie n’a pas créé ce mouvement mais elle lui a servi de catalyseur, elle l’a amplifié et disséminé dans tout le tissu économique.

Nous sommes de ce point de vue dans un processus de « mutation civilisationnelle » (comme le dit Alessandro Baricco [1]) qui n’efface pas les défis auxquels le monde doit faire face mais change incontestablement les réponses qu’il peut leur donner. Comme tout changement important, il est source de potentialités mais aussi source de nouvelles menaces.

Le « next normal » sera la façon dont les entreprises prendront en charge cette mutation et configureront leur rôle dans la société (responsabilité, rapport au territoire…), leur management (comment donner du sens, comment manager les équipes à distance) et leur modèle économique dans le nouveau cadre de l’économie de la donnée. Le « next normal » sera aussi conditionné par des questions de sécurité et de souveraineté et par les pressions de plus en plus fortes exercées par les « communautés agissantes » dont l’impact et le nombre se trouvent démultipliés avec les réseaux sociaux.

 

Nous proposons sur cette base de décliner ce new normal numérique autour des axes suivants afin d’assembler pièce par pièce le puzzle possible du « next normal » à l’horizon 2035-2040.

 

ATELIER 1 - VULNÉRABILITÉ D’UN MONDE INTERCONNECTÉ

La prochaine pandémie mondiale sera numérique, comment les entreprises peuvent-elles s’y préparer ?

 

A mesure que nous numérisons l'ensemble de nos activités, nous faisons face à une prolifération des piratages (ransomwares, phishing, etc.) et à une course de vitesse entre cyberattaquants et cybergardiens. Le résultat est une augmentation sans fin des moyens de cybersécurité et de couvertures de risques. Comment sortir de cette spirale infernale et mieux prévenir ces attaques ?

Et aussi : L’ère des cyberattaques sonne-t-elle le glas du libre accès à Internet ? Quels rôles et responsabilités des Etats dans les stratégies de cybersécurité des entreprises ?

 

Deux experts viendront nourrir notre réflexion :

  • Cécile WENDLING, directrice de la stratégie de sécurité, de l’anticipation des menaces et de la Recherche chez AXA

  • Pascal GUILLET, auditeur en intelligence économique à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

 

ATELIER 2 - Comment peut -on demain envisager une souveraineté ?
Auprès de qui , vis-à-vis de qui et de quoi ?

 

L’économie de la donnée et la plateformisation de l’économie à l’œuvre depuis l’émergence des GAFA et des phénomènes d’ubérisation a pris une nouvelle dimension avec la crise. L’activité économique de proximité, le retail dans son ensemble ou encore la culture et l’événementiel ont dû par exemple basculer dans une économie numérique. La crise a aussi été un tremplin pour les cryptomonnaies et les paiements sans contact et via téléphone mobile. Le parachèvement de la virtualisation de l’économie, incluant l’accès aux consommateurs, représentent de nouvelles opportunités mais aussi de nouveaux risques de perte de contrôle et de valeur pour les entreprises, de souveraineté pour les Etats (fiscalité et concurrence déloyale, sécurité des approvisionnements, bassins d’emplois, dépendance technologique et boîte noire) et de liberté pour les individus (données personnelles et asymétrie informationnelle, société algorithmique,  techno-surveillance, etc.). Comment bâtir une économie de la donnée respectueuse des valeurs sociales et environnementales portées par le mouvement des entreprises à mission (utilité sociale des entreprises, rôle politique) ? Comment résister aux logiques économiques hégémoniques des GAFA/BATX, etc. ?

 

ATELIER 3 - MANAGEMENT D’UN COLLECTIF DE TRAVAIL DÉMANTELÉ

La généralisation du télétravail pose de nouveaux problèmes pour le management des équipes : comment organiser le travail sans interaction physique du collectif, comment favoriser les relations informelles sources de créativité, comment transmettre une culture d’entreprise sans incarnation de l’entreprise, comment détecter la fatigue ou le mal être d’un collaborateur à distance, etc. ? Cette question est d’autant plus pertinente que les français ont, de tous les pays développés, le rapport le plus dégradé avec le monde de l’entreprise [2]. Il apparaît, en outre, que ce sont les managers qui ont le plus souffert du télétravail contraint par la crise sanitaire. Cette période forcée de travail à distance est alors le moment de se réinterroger sur le rôle des managers, d’expérimenter un autre rapport au travail et au collectif de travail (plus de confiance, plus d’attention, moins de surveillance, moins de pression > également envers les managers).

ATELIER 4 - DÉCONNEXION ET RECONNEXION AU TERRITOIRE

Dans un monde de plus en plus dématérialisé, comment veiller à rester connectés au réel et au monde physique ? Comment assurer une présence sans présence physique ? Est-ce une question de maturité technologique (futurs hologrammes, immersion sensible en réalité virtuelle, etc. ? D’alternance entre connexion et déconnexion ? Mais aussi, les travailleurs n’étant pas eux-mêmes virtuels (enfin pas encore…), la réalité du territoire reste une composante prégnante pour les travailleurs (habitation, infrastructures, etc.). Le rapport au territoire deviendra-t-il alors uniquement un sujet individuel et indépendant des entreprises ? Ou bien les entreprises resteront-elles un vecteur clé, voir de plus en plus clé, de la vitalité d’un territoire (mouvement du made in France, relocalisation, etc.) ?

 

ATELIER 5 - INFLUENCE DES COMMUNAUTÉS AGISSANTES SUR LE DEVENIR DES ENTREPRISES

 

La puissance des réseaux sociaux ne se dément pas depuis l’émergence de Facebook. Les canaux se multiplient et les nouvelles générations se saisissent sans cesse de nouveaux services. Aujourd’hui Tik Tok et Clubhouse et demain il y en aura d’autres plus en phase avec les attentes. De larges groupes de pression et d’action se développent grâce à ces outils, ce sont les nouveaux salons de la révolution [3]. Ces communautés agissantes s’invitent dans les conseils d’administration des entreprises et même dans le sacro-saint monde clos de Wall Street (enfin, en apparence). Il s’agit donc de les prendre au sérieux et d’adopter des stratégies afin de s’en protéger. Mais elles sont aussi une porte ouverte sur le monde, elles permettent aux entreprises d’anticiper les attentes, de détecter les signaux faibles. Enfin, ces modes d’organisation à distance et de mobilisation sont aussi des expérimentations précieuses pour l’innovation managériale des entreprises.

 

ATELIER 6 - PROJECTION D’UN NUMÉRIQUE SOUHAITABLE ET SOUTENABLE

 

Le numérique est resté longtemps en dehors des considérations environnementales, bénéficiant sans doute de cette vision immatérielle des technologies digitales. Or, l’empreinte carbone du numérique et sa projection deviennent préoccupantes. Les terminaux, les datacenters, le cloud, le streaming vidéo, le développement de l’IoT, le calibrage des IA, le poids du numérique en termes de consommation énergétique et de ressources devient une problématique mondiale. Le mouvement Green IT se structure mais manque encore d’influence. Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans le développement d’outils numériques frugaux. C’est un secteur d’innovation clé, qui inclut aussi une réflexion sur les usages, comment sortir de l’économie qui a fait de la captation d’attention son ressort, pour aller vers un numérique attentionnel, c'est-à-dire qui préserve notre attention, qui ne cherche pas à provoquer des addictions ? Enfin, la centralité du numérique dans la vie de tous, accrue par la crise, aggrave l’impact de la fracture numérique (problèmes d’équipement, d’accès, de compétences, de culture). Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à un numérique plus inclusif by design ?

 

 

[1] Alessandro BARICCO (The Game)

[2] Voir Thomas PHILIPON (Le capitalisme d’héritiers, la crise française du travail – Le Seuil, 2007)

[3] Voir à ce sujet les travaux de Martin GURRI (The revolt of the public, Stripe Press, 2018) ou de Zeynep KUFEKCI (Twitter et les gaz lacrymogènes- C & F Editions, 2019)


La crise sanitaire aura eu au moins le mérite de pousser les décideurs à s’interroger davantage sur le futur et à prendre conscience qu’une réflexion sur le temps long pouvait leur être utile voire nécessaire pour la conduite de leur activité. La sphère politique s’est aussi emparée du sujet, la nomination du haut-commissariat au plan et à la prospective pour accompagner la relance en est une illustration.
Une prospective à impact…
En seulement trois mois de crise sanitaire, des usages et des pratiques, dont certains avaient toutes les peines du monde à s’imposer, sont devenus notre quotidien : télétravail, mobilité durable, vente en ligne, accélération de la prise de conscience du réchauffement climatique, etc. Ce basculement soudain du projeté sur le réel devrait interpeller nombre de décideurs sur la place et l’intérêt de la prospective dans ce monde dit VUCA (Volatile, Incertain, Complexe et Ambigu).

La raison d’être de la prospective sera donc le point de départ de l’expédition 2021 du Club Open Prospective, composée d’une série de six ateliers répartis dans l’année. Des entreprises partenaires viendront y décrire, sans complaisance, leur démarche et leur réflexion prospectives. Ces échanges inter-entreprises nourriront les pratiques des uns et des autres et in fine révéleront un certain nombre de signaux et de logiques de changements.
Nous utiliserons cette matrice prospective pour réfléchir sur six transformations dont la nature et/ou les conséquences restent incertaines voire inconnues  (voir $ ci-dessous) 

Des discussions avec des chercheurs, entrepreneurs, membres de la société civile, etc., viendront ouvrir et enrichir nos débats. Enfin, le travail d’atelier en petits groupes permettra d’approfondir les échanges et de se mettre en situation.


 

Feuille de route
L’anticipation n’est guère répandue, car lorsque tout va bien, on peut s’en passer, et lorsque tout va mal, il est déjà trop tard pour agir ou décider.
 

INTRODUCTION

De toute évidence, le « new normal » est et sera numérique. Le mouvement « digital », qui, dans le monde professionnel, touchait principalement les grandes organisations, pénètre désormais jusqu’au plus petit commerce. Pandémie oblige, bien entendu… mais la durée des restrictions imposées a changé durablement les habitudes et les investissements consentis (outils, montée en compétence, nouvelles pratiques) ne seront pas jetés aux oubliettes. La pandémie n’a pas créé ce mouvement mais elle lui a servi de catalyseur, elle l’a amplifié et disséminé dans tout le tissu économique.

Nous sommes de ce point de vue dans un processus de « mutation civilisationnelle » (comme le dit Alessandro Baricco [1]) qui n’efface pas les défis auxquels le monde doit faire face mais change incontestablement les réponses qu’il peut leur donner. Comme tout changement important, il est source de potentialités mais aussi source de nouvelles menaces.

Le « next normal » sera la façon dont les entreprises prendront en charge cette mutation et configureront leur rôle dans la société (responsabilité, rapport au territoire…), leur management (comment donner du sens, comment manager les équipes à distance) et leur modèle économique dans le nouveau cadre de l’économie de la donnée. Le « next normal » sera aussi conditionné par des questions de sécurité et de souveraineté et par les pressions de plus en plus fortes exercées par les « communautés agissantes » dont l’impact et le nombre se trouvent démultipliés avec les réseaux sociaux.

 

Nous proposons sur cette base de décliner ce new normal numérique autour des axes suivants afin d’assembler pièce par pièce le puzzle possible du « next normal » à l’horizon 2035-2040.

 

ATELIER 1 - VULNÉRABILITÉ D’UN MONDE INTERCONNECTÉ

La prochaine pandémie mondiale sera numérique, comment les entreprises peuvent-elles s’y préparer ?

 

A mesure que nous numérisons l'ensemble de nos activités, nous faisons face à une prolifération des piratages (ransomwares, phishing, etc.) et à une course de vitesse entre cyberattaquants et cybergardiens. Le résultat est une augmentation sans fin des moyens de cybersécurité et de couvertures de risques. Comment sortir de cette spirale infernale et mieux prévenir ces attaques ?

Et aussi : L’ère des cyberattaques sonne-t-elle le glas du libre accès à Internet ? Quels rôles et responsabilités des Etats dans les stratégies de cybersécurité des entreprises ?

 

Deux experts viendront nourrir notre réflexion :

  • Cécile WENDLING, directrice de la stratégie de sécurité, de l’anticipation des menaces et de la Recherche chez AXA

  • Pascal GUILLET, auditeur en intelligence économique à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

 

ATELIER 2 - Comment peut -on demain envisager une souveraineté ?
Auprès de qui , vis-à-vis de qui et de quoi ?

 

L’économie de la donnée et la plateformisation de l’économie à l’œuvre depuis l’émergence des GAFA et des phénomènes d’ubérisation a pris une nouvelle dimension avec la crise. L’activité économique de proximité, le retail dans son ensemble ou encore la culture et l’événementiel ont dû par exemple basculer dans une économie numérique. La crise a aussi été un tremplin pour les cryptomonnaies et les paiements sans contact et via téléphone mobile. Le parachèvement de la virtualisation de l’économie, incluant l’accès aux consommateurs, représentent de nouvelles opportunités mais aussi de nouveaux risques de perte de contrôle et de valeur pour les entreprises, de souveraineté pour les Etats (fiscalité et concurrence déloyale, sécurité des approvisionnements, bassins d’emplois, dépendance technologique et boîte noire) et de liberté pour les individus (données personnelles et asymétrie informationnelle, société algorithmique,  techno-surveillance, etc.). Comment bâtir une économie de la donnée respectueuse des valeurs sociales et environnementales portées par le mouvement des entreprises à mission (utilité sociale des entreprises, rôle politique) ? Comment résister aux logiques économiques hégémoniques des GAFA/BATX, etc. ?

 

ATELIER 3 - MANAGEMENT D’UN COLLECTIF DE TRAVAIL DÉMANTELÉ

La généralisation du télétravail pose de nouveaux problèmes pour le management des équipes : comment organiser le travail sans interaction physique du collectif, comment favoriser les relations informelles sources de créativité, comment transmettre une culture d’entreprise sans incarnation de l’entreprise, comment détecter la fatigue ou le mal être d’un collaborateur à distance, etc. ? Cette question est d’autant plus pertinente que les français ont, de tous les pays développés, le rapport le plus dégradé avec le monde de l’entreprise [2]. Il apparaît, en outre, que ce sont les managers qui ont le plus souffert du télétravail contraint par la crise sanitaire. Cette période forcée de travail à distance est alors le moment de se réinterroger sur le rôle des managers, d’expérimenter un autre rapport au travail et au collectif de travail (plus de confiance, plus d’attention, moins de surveillance, moins de pression > également envers les managers).

ATELIER 4 - DÉCONNEXION ET RECONNEXION AU TERRITOIRE

Dans un monde de plus en plus dématérialisé, comment veiller à rester connectés au réel et au monde physique ? Comment assurer une présence sans présence physique ? Est-ce une question de maturité technologique (futurs hologrammes, immersion sensible en réalité virtuelle, etc. ? D’alternance entre connexion et déconnexion ? Mais aussi, les travailleurs n’étant pas eux-mêmes virtuels (enfin pas encore…), la réalité du territoire reste une composante prégnante pour les travailleurs (habitation, infrastructures, etc.). Le rapport au territoire deviendra-t-il alors uniquement un sujet individuel et indépendant des entreprises ? Ou bien les entreprises resteront-elles un vecteur clé, voir de plus en plus clé, de la vitalité d’un territoire (mouvement du made in France, relocalisation, etc.) ?

 

ATELIER 5 - INFLUENCE DES COMMUNAUTÉS AGISSANTES SUR LE DEVENIR DES ENTREPRISES

 

La puissance des réseaux sociaux ne se dément pas depuis l’émergence de Facebook. Les canaux se multiplient et les nouvelles générations se saisissent sans cesse de nouveaux services. Aujourd’hui Tik Tok et Clubhouse et demain il y en aura d’autres plus en phase avec les attentes. De larges groupes de pression et d’action se développent grâce à ces outils, ce sont les nouveaux salons de la révolution [3]. Ces communautés agissantes s’invitent dans les conseils d’administration des entreprises et même dans le sacro-saint monde clos de Wall Street (enfin, en apparence). Il s’agit donc de les prendre au sérieux et d’adopter des stratégies afin de s’en protéger. Mais elles sont aussi une porte ouverte sur le monde, elles permettent aux entreprises d’anticiper les attentes, de détecter les signaux faibles. Enfin, ces modes d’organisation à distance et de mobilisation sont aussi des expérimentations précieuses pour l’innovation managériale des entreprises.

 

ATELIER 6 - PROJECTION D’UN NUMÉRIQUE SOUHAITABLE ET SOUTENABLE

 

Le numérique est resté longtemps en dehors des considérations environnementales, bénéficiant sans doute de cette vision immatérielle des technologies digitales. Or, l’empreinte carbone du numérique et sa projection deviennent préoccupantes. Les terminaux, les datacenters, le cloud, le streaming vidéo, le développement de l’IoT, le calibrage des IA, le poids du numérique en termes de consommation énergétique et de ressources devient une problématique mondiale. Le mouvement Green IT se structure mais manque encore d’influence. Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans le développement d’outils numériques frugaux. C’est un secteur d’innovation clé, qui inclut aussi une réflexion sur les usages, comment sortir de l’économie qui a fait de la captation d’attention son ressort, pour aller vers un numérique attentionnel, c'est-à-dire qui préserve notre attention, qui ne cherche pas à provoquer des addictions ? Enfin, la centralité du numérique dans la vie de tous, accrue par la crise, aggrave l’impact de la fracture numérique (problèmes d’équipement, d’accès, de compétences, de culture). Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à un numérique plus inclusif by design ?

 

 

[1] Alessandro BARICCO (The Game)

[2] Voir Thomas PHILIPON (Le capitalisme d’héritiers, la crise française du travail – Le Seuil, 2007)

[3] Voir à ce sujet les travaux de Martin GURRI (The revolt of the public, Stripe Press, 2018) ou de Zeynep KUFEKCI (Twitter et les gaz lacrymogènes- C & F Editions, 2019)