2021 - ATELIER 3

DÉCONNEXION ET RECONNEXION AU TERRITOIRE

DÉCONNEXION ET RECONNEXION AU TERRITOIRE

 

Dans un monde de plus en plus dématérialisé, comment veiller à rester connectés au réel et au monde physique ?
Comment assurer une présence sans présence physique ?
Est-ce une question de maturité technologique (futurs hologrammes, immersion sensible en réalité virtuelle, etc. ?
D’alternance entre connexion et déconnexion ?
Mais aussi, les travailleurs n’étant pas eux-mêmes virtuels (enfin pas encore…), la réalité du territoire reste une composante prégnante pour les travailleurs (habitation, infrastructures, etc.).

Le rapport au territoire deviendra-t-il alors uniquement un sujet individuel et indépendant des entreprises ? Ou bien les entreprises resteront-elles un vecteur clé, voir de plus en plus clé, de la vitalité d’un territoire (mouvement du made in France, relocalisation, etc.) ?




 

Les gestions locales d'une crise mondiale

 

Julien Damon

Le dossier : La crise du Covid-19 révèle, à sa manière, les performances et les limites du puzzle institutionnel français. La relative ambiguïté du partage contemporain des compétences de santé publique retentit, historiquement, sur les difficultés des préfets et des municipalités à gérer, il y a, preque exactement, un siècle, la grippe espagnole. La revue académique éditée par l'ENA revient, « à chaud », sur l'état d'urgence sanitaire, la police administrative qui en découle, les limitations des libertés qui en résultent. Un directeur d'ARS (Agence régionale de santé) revient sur les ressorts, résultats et reproches en matière de coordination de la politique de santé. La période aura connu nombre de controverses, mais aussi l'affirmation, une nouvelle fois, du rôle central joué par l'administration territoriale et les élus locaux, les maires en particulier.

La citation : « La crise a conduit à mettre au jour la complexité de la gouvernance de la crise sanitaire. Elle apporte sa contribution au crumble territorial français. » (Olivier Renaudie, Professeur à l'école de droit de la Sorbonne).

INVENTONS L'ENTREPRISE DONT NOTRE SOCIÉTÉ A BESOIN

Collectif de dirigeants

Il existe aujourd'hui un consensus autour de l'enjeu d'inventer un nouveau capitalisme, capable de répondre aux défis du XXIe siècle. Le gouvernement français a fait une part du travail, notamment par le biais de la loi Pacte, et appelait récemment, à l'occasion du dévoiement du French Tech 120, nos entreprises à s'engager.

Nous, entreprises du French Tech Next40 (liste annuelle des 40 futurs champions français de la tech), voulons d'ores et déjà prendre le relais. La suite de l'histoire doit permettre d'écrire le changement nécessaire à faire bouger les lignes, en profondeur, au coeur du système. La suite de l'histoire nous appartient, à nous, les entreprises. Etre des entreprises de la French Tech Next40 nous fédère et nous oblige. Ce leadership, reconnu par l'Etat, nous devons l'assumer et surtout en profiter pour faire le choix de l'ambition, celui d'aller plus loin que là où nous sommes attendus.

Nous, entreprises de la French Tech Next40, créons notre coalition dont l'objectif est d'inventer ensemble l'entreprise dont notre société a besoin : celle capable de combiner performance financière et impact positif pour la société. Notre idée commune est que ce n'est pas parce que nos entreprises sont en hypercroissance que nous devons mettre notre impact au second plan. Bien au contraire, parce que nous grandissons vite, notre impact doit être mis au coeur de notre développement.

Enfin, nous sommes tous engagés, chacun avec nos spécificités, de façon concrète pour contribuer positivement à l'amélioration de notre société via nos activités.

Notre légitimité repose sur notre genèse commune. A l'origine de nos aventures entrepreneuriales, il y a l'ambition de répondre à un problème de société en s'appuyant sur les potentialités offertes par la technologie. Lutter contre les dérives du tourisme de masse, sortir du gaspillage technologique, faciliter l'accès à une mobilité durable, penser le futur de l'alimentation, rendre l'éducation accessible, aider à l'orientation de la nouvelle génération, accélérer la collaboration à distance, démocratiser les données au sein de l'entreprise ou mettre fin à l'opacité de services financiers, pour citer quelques exemples.

Nous obtenons des résultats significatifs grâce aux nouveaux comportements des consommateurs citoyens. Mais nous pensons que nous n'y arriverons pas seuls. C'est pourquoi, nous appelons les entreprises du CAC 40 à avancer avec nous. Nous sommes convaincus que nous partageons une même vision sur l'intérêt de l'innovation technologique et culturelle pour relever les défis de notre société. Il nous faut agir de concert.

Il nous apparaît donc essentiel de nous rencontrer début 2020, en lien avec le programme porté par la French Tech, car nous pensons être en mesure de partager notre courte mais riche expérience autour de trois thématiques cruciales avec les entreprises du CAC 40. Sur la manière dont la technologie impacte toutes les parties prenantes de l'entreprise, sur la capacité ensuite à développer des cultures d'entreprises fortes, avec des collaborateurs engagés sur une mission claire et un but commun ; enfin, sur la réappropriation d'une culture du risque afin de libérer les potentiels d'innovation et de gagner en agilité.

Parce qu'il est temps de casser les codes mais aussi les idées reçues, nous avons la volonté d'avancer et de progresser ensemble, pour le bien du plus grand nombre. Avec la conviction qu'il nous faut croiser la puissance et l'expérience à l'audace et au regard neuf.