2022 - ATELIER 1

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la virtualisation du monde
(métavers/jumeaux numériques, NFT, Web3)

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Ce que prépare la Silicon Valley

 

Hortense Goulard Correspondante à San Francisco

A San Francisco, plongée dans les laboratoires où les pionniers du métavers préparent déjà le « coup d'après » en termes de solutions et d'expériences innovantes.

Depuis que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, s'est emparé du sujet du métavers en juillet dernier, avant de changer le nom de son groupe en Meta en octobre, le mot est sur toutes les lèvres. Mais de nombreuses entreprises, basées dans la région de San Francisco ou ailleurs, avaient déjà démarré la construction de mondes virtuels sans attendre cet engouement médiatique.

Le plus connu d'entre eux est sans doute Roblox. Ce monde virtuel où les utilisateurs peuvent créer leurs propres jeux, acheter des accessoires avec une monnaie virtuelle, le Robux, et passer du temps avec leurs amis comme avec des inconnus est « plus grand qu'aucun de ses concurrents, souligne Mike Proulx, analyste chez Forrester. Il a une image de marque incroyable et une communauté de créateurs très active. »

De nombreuses marques, dont Nike, ont signé des partenariats avec Roblox pour y créer des événements virtuels et attirer de nouveaux consommateurs. La plupart d'entre eux appartiennent à la génération Z, ce qui signifie qu'ils ont entre 13 et 25 ans environ, même si la plateforme « fait des efforts pour élargir cette base d'utilisateurs, notamment en attirant davantage de jeunes adultes », poursuit l'analyste.

Chaque jour, en moyenne, plus de 50 millions de personnes se connectent à Roblox, elles sont plus de 200 millions par mois. Cotée depuis mars 2021, l'entreprise avait décollé à l'automne dernier, avant de dégringoler à un niveau inférieur à celui de son entrée en Bourse. Comme d'autres entreprises de la tech, elle pâtit de l'incertitude macroéconomique qui entame les budgets publicitaires et déconcerte Wall Street.

Jumeaux numériques

D'autres entreprises, cotées ou non, sont bien positionnées pour profiter de l'envol du métavers. C'est le cas d'Unity, entreprise située à San Francisco dont le moteur d'animation est utilisé par les développeurs de jeux vidéo pour construire des univers graphiques complexes. Cette technologie peut être utilisée pour créer toutes sortes de mondes virtuels, au-delà de l'univers des jeux vidéo.

« A Unity, nous sommes persuadés qu'il y aura, un jour, un jumeau numérique de toutes les choses, environnement et même des personnes qui existent dans la vraie vie. Notre but est de permettre à chaque créateur d'avoir les outils pour le faire », décrit Dave Rhodes, vice-président d'Unity chargé de ces jumeaux virtuels.

Pour l'instant, l'entreprise californienne a notamment signé un partenariat avec Hyundai afin de réaliser un double virtuel de l'une de ses usines d'ici à la fin de l'année. Grâce à ce jumeau en 3D, le constructeur automobile coréen espère être capable de résoudre certains problèmes à distance, ou encore de tester de nouveaux processus de fabrication virtuellement avant de les mettre en pratique dans le monde réel.

Bureaux à distance

A San Francisco, certaines entreprises sont déjà passées à la réalité virtuelle pour leurs réunions. C'est le cas de Plato, une start-up qui propose des programmes de mentorat en ligne. Elle a distribué des casques de réalité virtuelle à ses salariés, qui sont priés de les utiliser pour participer aux réunions. Cette option ravit certains salariés, mais en fatigue d'autres.

De nombreuses start-up se positionnent sur le créneau lucratif du travail à distance, avec des technologies utilisant la réalité virtuelle ou non. Teamflow, par exemple, offre la possibilité de créer un bureau virtuel et de le décorer à sa guise. Les employés peuvent ensuite se balader de pièce en pièce et entamer des conversations vidéo avec leurs collègues lorsque ces derniers se trouvent à proximité.

L'outil est en 2D car la plupart des clients veulent l'utiliser depuis leur ordinateur, en restant connectés toute la journée, explique Florent Crivello. Un monde 3D nécessiterait trop de puissance de calcul et la technologie des casques de réalité virtuelle n'est pas encore au point, selon le fondateur.

A terme, l'entrepreneur envisage pourtant un monde virtuel où des clients travaillant pour deux entreprises différentes pourraient se retrouver dans une salle tierce, dotée d'une adresse. Mais ce futur n'arrivera sans doute pas avant cinq ou dix ans, estime-t-il.

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