• Thierry Bardy

Automobile, Stellantis fait cause commune avec Amazon

J’attire par ailleurs votre attention sur l’ information n°2. Les constructeurs automobiles français (Renault, Stellantis…) s’adossent à des GAFAM pour leur permettre d’installer leurs services numériques dans les nouveaux véhicules. Ces décisions questionnent notamment sur la souveraineté des automobilistes en matière de préservation de leur vie privée et leur possibilité d’échapper à toute captation d’informations comportementales à l’intérieur du véhicule.

Philippe Clément

Senior Advisor for Strategic Innovation

  1. Au CES, Eyelights en met plein la vue avec son pare-brise en réalité augmentée

Cette startup française innove dans l’interface homme-machine (IHM) à l’intérieur du véhicule. La projection en réalité augmentée (AR) sur le pare-brise du véhicule permet au conducteur de rester concentré sur la fonction principale de conduite, tout en affichant dans son champ de vision augmenté (équivalent à 14m) des informations de conduite. S’appuyant sur les capteurs du véhicule (une voiture récente semble incontournable !) plusieurs indicateurs importants deviennent accessibles : navigation, distances de sécurité, présence de cyclistes ou piétons dans les angles morts…

  1. Automobile, Stellantis fait cause commune avec Amazon

Quelques semaines après la mise en ligne de la publicité de Renault sur la Mégane électrique et de son étroit partenariat avec Google, c’est au tour de Stellantis (Peugeot-Fiat/Chrysler) d’annoncer son partenariat avec Amazon pour la distribution de services numériques à l’intérieur du véhicule. De nombreuses données « techniques » sont déjà échangées entre les véhicules connectés (électriques pour la plupart) et leur constructeur (voir l’existant ici). Pour les personnes soucieuses du RGPD et de son application en garantie de l’intimité, acheter un véhicule électrique sachant que Google ou Amazon y ont pris pied relèvera probablement de la gageure.

  1. Des NFT Macron, Pécresse ou Hidalgo, ça vous tente

En raison de quelques lacunes réglementaires, le financement des partis politiques français sur la base de vente de NFT (Non Fungible Tokens – comprenez : titre de propriété sur une œuvre numérique incluse) n’est pas pour demain. Mais par-dessus cette hypothèse de financement des partis, ce qui existe déjà en Corée du Sud doit faire réfléchir n’importe quelle organisation (pays, entreprise, association…) sur des nouvelles sources de financement. De plus, les NFT sont enregistrés sur des blockchain, ce qui garantit leur authenticité et leur propriétaire. Et l’on comprend alors leur importance dans les nouveaux mondes virtuels (appelés parfois métavers) où les contrefaçons d’entités (objets, personnes, entreprises…) pourraient être démultipliées.

  1. La France se dote d'une plateforme de calcul quantique pour accélérer la recherche

Le projet quantique présenté par la France il y a un an se concrétise en annonçant une plateforme dont les retombées sont scrutées attentivement par le corps militaire. On parle désormais de 3 domaines où le quantique peut s’appliquer : 1- Les communications, en sécurisant les clés de chiffrement, 2- Le calcul quantique, permettant de démultiplier les calculs complexes sur des masses de données considérables, 3- les capteurs quantiques, qui vont drastiquement augmenter la précision des mesures. Grâce à ces progrès, la prédiction d’événements (climatiques, santé, sociaux, militaires…) devient plus tangible. Cette plateforme pourrait déboucher sur un Cloud quantique européen, et en parallèle permettrait aux armées d’améliorer le niveau de compréhension de situations complexes et anticiper la pertinence des décisions sur un champ d’affrontement, quel qu’il soit.

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